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A
l’attention des médecins Chef de service,
des médecins-résidents, des médecins spécialistes et des post-gradués
Chers futurs (???) collègues,
Comme
vous le savez cela fait maintenant 5 ans que s’applique le système de
limitation aux doctorats de médecine, appelé communément le Numerus Clausus.
Il
y a quelques mois, la Commission de Planification de l’Offre Médicale (issue du
Ministère de la Santé) a édicté un nouveau projet de loi: en réponse à
l’inquiétude de voir certaines spécialités en déplétion de praticiens (dont la
Médecine Générale), un certain nombre de quotas
minimums pourraient être imposés pour la promotion issue du Numerus Clausus
qui devrait sortir en 2004.
Vous
vous dites sûrement qu’une certaine sélection a toujours existé: ne devenait
pas spécialiste qui le souhaitait. Mais il s’agit ici de quotas minimums et ceux-ci doivent être respectés. Si par exemple
toutes les places citées ci-dessus ne sont pas remplies, les pouvoirs
politiques pourraient même envisager un tirage
au sort !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais
quelles seront les conséquences d’une telle mesure:
Pour vous, médecins
ü
organisation
des services avec un nombre nettement réduit de Post-Gradués
(prenons un exemple: rien qu’en médecine interne il n’y a que 30 places pour l’ensemble
de la Communauté Française. Ces places sont à répartir entre les trois
Universités (UCL, ULg et ULB) au prorata des étudiants sortant des ces
établissements. En faisant un rapide calcul on peut estimer à quelques places
près un nombre de 10 places ouvertes en
médecine interne pour le réseau ULB pour toutes les disciplines dépendant d’un
tronc commun en médecine interne! A titre de comparaison, les années
précédentes le nombre de places ouvertes pour une telle spécialité était au
moins trois fois plus important. Il en est de même pour les autres spécialités
(chirurgie ð 18:3=6, pédiatrie ð 10:3=3 ou 4,…etc…).
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ü augmentation du nombre de gardes à
prester par les médecins…
ü hôpitaux
provinciaux désertés ?
ü quid de la revalorisation de la médecine générale?
Pour toutes ces raisons, nous, étudiants de 2ème
doctorat, avons décidé de réagir. Nous nous battons non seulement pour notre
avenir, mais également pour celui de la médecine et de vos futures conditions
de travail.
Nous espérons, chers (?futurs?)
collègues, vous avoir convaincus de la gravité de la situation et comptons sur
votre soutien pour nos actions futures.(vos réactions sur quota2004@hotmail.com)
Les chiffres:
En 2004, pour l’ensemble de la Belgique, il
y aura 700 numéros INAMI à répartir comme suit:
-
420 numéros en Communauté Flamande.
-
280 numéros en
Communauté Française (à répartir entre les universités de Bruxelles (ULB),
Louvain (UCL), Liège (ULg)).
Parmi ces 280 numéros il faudrait :
-
120 généralistes
-
160 spécialistes
Cette répartition se ferait comme
suit (POUR L’ENSEMBLE DE LA
COMMUNAUTE FRANCAISE):
Médecine générale 120
Médecine spécialisée: 160
Anesthésiologie, réanimation 21
Chirurgie 18
Neurologie 3
Psychiatrie adulte 7
Pédopsychiatrie 5
Gynécologie obstétrique 7
Ophtalmologie 5
ORL 3
Dermatologie 3
Stomatologie 2
Médecine interne 30
Pédiatrie 10
Physiothérapie 3
Biologie clinique 3
Radiodiagnostic 5
Radiothérapie 2
Médecine nucléaire 2
Anatomopathologie 2
Ce qui fait un
total de 131
Les 29 places manquantes
(160-131=29) serviraient à augmenter les quotas de certaines spécialisations.
Cette nouvelle mesure aura non seulement des
répercussions sur votre travail mais également sur l’avenir des étudiants
actuels et sur la politique en soins de santé
1. Pour les étudiants actuels, les futurs étudiants (vos
enfants peut-être…)
ü le
risque de se retrouver après 7 années d’études sans pouvoir accéder au 3ème
cycle en dépit du fait qu’ils ont obtenu l’attestation en fin de premier cycle
et malgré la promesse d’une liberté d’accès garantie
par le numerus clausus.
ü la
possibilité de se voir imposer par
l’Etat la profession de médecin généraliste (voire une spécialité qui ne
correspond pas aux affinités de l’étudiant).
2. Pour les patients et la future politique des soins de
santé
ü délais
d’attente augmentés pour les consultations => surcharge des unités
d’urgence ?
ü émergence
d’une médecine à deux vitesses régie
selon la loi de l’offre et de la demande.
ü diminution
de la qualité des soins de santé.
De plus, il faut
savoir qu’en ce moment il y a plus d’étudiants que le nombre prévus par les
quotas précités (±300 étudiants pour 280 places en Communauté Française). Ce
qui veut donc dire que certaines personnes, après avoir étudié pendant 7 ans
dans des conditions de perpétuelle compétition, vont littéralement se retrouver
sur le carreau sans être sûres de leur avenir. Sans compter les étudiants que
l’on aura forcés à suivre une voie pour laquelle ils n’étaient pas faits.
Les étudiants de 2ème doctorat En médecine de l’ULB