Les médecins post-gradués débraient
FABIENNE DEFRANCE
Les médecins en post-graduat (en spécialisation) dépendant de l'ULB ne travaillent pas, ce mercredi. En cause : les effets du numerus clausus qui frappe les études de médecine, et qui se feront sentir, dans la pratique, dès juin 2004. C'est alors que seront diplômés les premiers étudiants à être passés par le filtre. Et ce sera rapidement la catastrophe, prédit le Dr Sammy Place, président de l'Association des médecins internistes en formation de l'ULB. Une pénurie grave de médecins va s'ensuivre dans les hôpitaux.
Concrètement donc, les hôpitaux Erasme, St-Pierre, Brugman, Bordet et autres, doivent se passer, ce jour, d'une partie non négligeable de leur personnel médical, les post-gradués entendant ainsi dénoncer cette mesure pas bien pensée qu'est le numerus clausus.
Ce n'est pas une grève, précise Sammy Place. Mais une journée de sensibilisation qui s'adresse tant au monde académique et hospitalier qu'au monde politique et au grand public. On parle de pléthore de médecins, raison pour laquelle on a instauré ce numerus. Oui, la Wallonie compte 30 % de médecins de plus que la Flandre. Mais cette pléthore est extra-hospitalière ! Dans les hôpitaux, nous manquons déjà actuellement de personnel. Nous, les post-gradués, en sommes l'indicateur : nous travaillons de 60 à 70 heures par semaine en moyenne !
Les post-gradués exposeront leur vision des conséquences du numerus clausus lors d'une conférence débat, au campus Erasme, à 15 heures. Ils dénonceront également les difficiles conditions dans lesquelles ils doivent exercer leur métier.
Le soir 7 mai 2003