Editorial Novembre 2002

 Depuis 1999, l’arrêté Colla limite à 24 heures la période de disponibilité ininterrompue du candidat résident. Une enquête que nous avons réalisée l’année passée montre qu’il est rare que le candidat spécialiste soit autorisé à quitter l’hôpital pour se reposer avant d’avoir fait son tour de salle et cela car aucune disposition n’est prise pour le remplacer.


Un article sorti dans le New England Journal of Medecine du 17 octobre 2002 (vol 347, n°16, pages 1249-1255) intitulé « fatigue among clinicians and the safety of patients » analyse les conséquences de l’excès d’heures de travail effectuées par les médecins (en particulier les candidats spécialistes) sur la qualité des soins de santé :
- apparemment, les performances après une journée de travail de 24h ininterrompues seraient équivalentes à celles sous l’emprise de 1gr d’alcool par litre de sang !
- de multiples études ont démontré que la fatigue altère l’humeur (dépression, confusion, colère,…) et la concentration. (Ceci à notre sens nuit à l’empathie du médecin vis-à-vis de ses patients et à sa conscience professionnelle).
Il ressort de ces données qu’une réforme est nécessaire.
 

    D’après le British Medical Journal (BMJ 2001 ;vol 323 : page 1266), des directives européennes limiteront les prestations hebdomadaires des candidats spécialistes à 58 heures à partir du 1er août 2004, 56 heures en août 2007 et 48 heures en 2009.
L’application de ces directives sera-t-elle possible ?
Cela nuira t’il à la formation ou permettra t’il d’améliorer la qualité des soins ?
Nous abordons le problème des récupérations de garde dans notre rubrique « lettre ouverte ».

    Les professeurs Elie Cogan et Mario Schetgen ont fait paraître une carte blanche dans Le Soir du 31 octobre s’intitulant « Numerus clausus : la santé des citoyens en danger ». Ils remettent en cause les raisons ayant conduit à l’instauration d’un Numerus Clausus en Belgique, de même que l’instauration récente de sous-quotas déterminant de manière restrictive la proportion de généraliste et de spécialiste et le nombre précis de candidats par spécialité. Ils discutent également des conséquences du Numerus Clausus sur la qualité des soins de santé et sur la qualité de la formation professionnelle des futurs spécialistes. Vous pouvez lire cet article dans notre rubrique « lettre ouverte ».




 

Nous vous proposons toujours (si ça n’a pas encore été fait) de soumettre le cahier des charges (mis au point à l'hôpital Erasme) à vos maîtres de stage respectifs.

Retour Actualité Amif