"les conséquences attendues des quotas de spécialistes sur la qualité des soins"
La conférence-débat du 7 mai a été un succès.
De nombreux post-gradués, des étudiants de même que des personnalités académiques reconnues ont assisté aux débats ayant eu lieu ce jour là.
Pour le Dr Sammy Place (président de l’AMIF) qui a ouvert la conférence « l’application stricte du Numerus Clausus en médecine et particulièrement des quotas réduisant l’accès aux diverses branches de la médecine spécialisée menace la qualité de notre médecine à court terme ».


Les candidats spécialistes et notamment en médecine interne sont eux-mêmes un index de pénurie intra hospitalière, travaillant souvent plus de 70 heures par semaines et parfois 36 heures d’affilée, mettant de la sorte la vie de leurs patients en danger !
Ces conditions paraissent incompatibles avec une médecine de qualité.
La dégradation de la « qualité » de la médecine intra hospitalière a largement été abordée par le Professeur Ducobu durant son exposé.

Pour lui, le Numerus Clausus engendrera une désorganisation des services avec un shift des activités vers les seniors déjà surmenés et une refonte complète des rôles de gardes (qui les assurera ? et à quel prix ? demandera t’on à de vieux médecins qui n’ont plus l’habitude de refaire des gardes ?).
Il en résultera également un bouleversement dans l’organisation des stages et dans la pédagogie médicale. « le Numerus Clausus va compromettre l’existence du réseau hospitalier »
La situation est d’autant plus alarmante que les solutions futures envisagées pour remédier à cette pénurie de personnels ( engagement de paramédicaux, médecins étrangers, généralistes hospitalier ou « hospitalistes ») ne semblent pas avoir fait l’objet d’une réflexion poussée chez les gestionnaires d’hôpitaux. Ces solutions mettront probablement du temps à se mettre en place, laissant augurer d’une période de transition difficile et hasardeuse dans laquelle la santé du citoyen passe au second plan.
Face à cette pénurie intra hospitalière annoncée l’AMIF demande :
- Une rencontre et un débat avec les différents partis politiques au gouvernement pour revaloriser l’acte intellectuel (condition indispensable pour faire revenir les spécialistes vers les hôpitaux)
- Une véritable prise de conscience du pouvoir politique par rapport aux problèmes découlant du Numerus Clausus
- De revoir et réadapter les sous quotas de spécialistes en tenant compte de la réalité de terrain et en se basant sur une évaluation fiable des besoins en santé et du personnel nécessaire pour combler ceux-ci.
Comme l’avait souligné le Dr Dercq dans son rapport annuel sur la planification de l’offre médicale publiée en juin 2000 « la planification de l’offre médicale est indissolublement liée à une politique et à des choix de santé encore à définir », pour le Dr Place il semble qu’on ait vendu la charrue avant les bœufs…
Présentations de la journée :
- Introduction de la journée. Dr Sammy Place (AMIF-ULB) ( PowerPoint)
- La pléthore dénoncée est-elle une réalité ? Pr Alain De Wever ( PowerPoint)
- Conséquences du Numerus Clausus. Quelle réalité sur le terrain ? Pr Jean Ducobu ( PowerPoint)
- Conséquences du Numerus Clausus sur la qualité de la formation. Pr Elie Cogan (bientôt sur le site)
Anciens Documents :
- Programme de la journée
(Word)
- Lettre d'invitation aux post gradués
(Word)
- Lettre d'invitation aux maîtres de
stages (Word)
- Annonce pour la presse
(Word)